Rédiger un MAP conforme demande une compréhension fine de la réglementation et des procédures.
Ce document central organise les missions, la sécurité, la maintenance et les responsabilités opérationnelles.
A retenir :
- Respect strict de la limitation d’altitude à 120 mètres
- Enregistrement obligatoire pour drones >250 g ou équipés de caméras
- Certification CATS exigée pour vols en catégorie SPECIFIC
- Journal de maintenance et assurance responsabilité civile obligatoires
Partant des priorités opérationnelles, structurer un MAP conforme aux exigences DGAC et AESA
Selon DGAC, un MAP doit définir l’organisation, les procédures et les responsabilités claires de l’exploitant.
La liaison avec le MANEX facilite les contrôles et la conformité lors d’inspections régulières.
Éléments réglementaires essentiels :
- Description des opérations et scénarios envisagés
- Organigramme et responsabilités de l’exploitant
- Procédures d’exploitation et gestion des non-conformités
- Plan de sécurité et journal de maintenance obligatoire
Formation
Durée FOAD
Durée présentiel
Tarif
Effectif max
Formation Télépilote GAE – Complète
30 h
32 h
2480 €
2 stagiaires
Formation Télépilote GAE – Spécialisation
40 h
40 h
3600 €
Non précisé
Formation Télépilote GAE – Accélérée
30 h
14 h
1480 €
2 stagiaires
Formation Photogrammétrie avancée
Durée variable
Durée variable
Sur devis
Non précisé
Structure minimale du MANEX et sections obligatoires MAP
Ce passage précise les rubriques indispensables à inclure dans le MANEX et le MAP pour prouver la conformité.
Chaque section doit décrire les responsabilités, les procédures de sécurité, la gestion du personnel et le suivi maintenance.
« J’ai revu notre MANEX après un contrôle, la clarté des sections a réduit les demandes d’information. »
Lucas N.
Mise en pratique : exemples de clauses opérationnelles
Ce point montre des clauses opérationnelles reproductibles pour les opéérations en catégorie OPEN et SPECIFIC.
Inclure des procédures pré-vol, consignes pour zones sensibles, et liaison avec le SIA et le contrôle aérien.
La maîtrise de ces éléments conditionne la qualité de l’évaluation des risques, indispensable pour les procédures suivantes.
Après avoir structuré le MAP, rédiger les procédures opérationnelles et conduire la SORA
Selon EASA, la méthode SORA reste la référence pour évaluer les risques des opérations spécifiques et justifier les mesures.
La documentation doit démontrer comment chaque risque est atténué par des procédures ou des moyens techniques.
Étapes de rédaction MAP :
- Identification des scénarios opérationnels et périmètres d’intervention
- Analyse SORA et définition des mesures mitigatrices
- Rédaction des checklists pré-vol et post-vol
- Procédure d’escalade en cas d’incident ou non-conformité
Exemple d’application SORA pour un vol en zone urbaine (STS01)
Ce paragraphe positionne l’usage du STS01 pour vols urbains à risques modérés, avec contraintes strictes.
Les critères STS01 exigent des distances réduites, des drones certifiés et des procédures d’information des acteurs locaux.
Catégorie
Usage typique
Classes drone
Distance/altitude
A1
Vols au-dessus de personnes isolées
C0, C1
Altitude < 120 m
A2
Vols à proximité de personnes
C2
Distance minimale 30 m
A3
Vols éloignés des personnes et zones habitées
C3, C4
Distance > 150 m
SPECIFIC
Opérations complexes ou sensibles
C5, C6 ou certifié opérateur
Autorisation préalable requise
Cette évaluation s’appuie sur des preuves documentées, enregistrements et analyses de mitigation techniques.
La préparation correcte de la SORA prépare le dossier d’autorisation, utile avant l’enregistrement administratif final.
« J’ai réalisé la SORA avec notre équipe technique, elle a permis d’obtenir l’autorisation plus rapidement. »
Marion N.
La documentation issue de la SORA doit rester traçable et disponible pour la DGAC lors d’un contrôle.
Comme vérification finale, valider l’enregistrement, la maintenance et la conformité administrative du MAP
Selon ENAC, l’enregistrement des aéronefs et la documentation du télépilote sont des preuves indispensables de conformité.
La coordination avec la DGAC, le SIA et les autorités locales améliore la sécurité opérationnelle et la recevabilité administrative.
Matériel et vérifications :
- Vérifications pré-vol systématiques des batteries et de l’intégrité des hélices
- Contrôles firmware et compatibilité des systèmes de navigation
- Consignation obligatoire des opérations et de la maintenance
- Assurance responsabilité civile adaptée aux missions et zones d’opération
Procédures d’enregistrement et interactions avec les autorités
Ce point décrit comment documenter l’enregistrement sur AlphaTango et les interactions avec la DGAC et Osac.
Il est utile de prévoir des contacts avec Aéroports de Paris et FABEC pour les vols proches des infrastructures sensibles.
Élément
Raison
Fréquence
Conformité
Batteries
Prévenir panne en vol
Avant chaque mission
Journal consignation
Hélices
Assurer performance et sécurité
Avant chaque mission
Inspection visuelle
Firmware
Compatibilité et corrections
Après mises à jour
Version notée
Journal de maintenance
Traçabilité des opérations
En continu
Disponible contrôle
La relation avec des industriels comme Thales ou Dassault Aviation peut intervenir pour des équipements certifiés de haute fiabilité.
Cas pratique : inspection de toiture et photogrammétrie
Ce cas illustre une opération type combinant photogrammétrie et verifications réglementaires avant décollage.
L’usage de capteurs thermiques et multispectraux demande des clauses spécifiques dans le MAP pour protection des données.
« En tant qu’opérateur, la formalisation du MAP m’a permis d’obtenir clients BTP plus fiables. »
Olivier N.
La conformité RGPD pour images et données impose des procédures de stockage et des consentements adaptés pour chaque mission.
« Avis professionnel : un MAP bien tenu réduit les risques et sécurise les contrats clients. »
Sophie N.